Charlotte Audureau

Vit et travaille à Paris

Charlotte Audureau est une passionnée des images et des âmes, qui a su placer l’homme et le mouvement au centre de son travail.

Née à Nantes, la jeune photographe et monteuse grandit à La Réunion. Elle en conserve un état d’esprit bien particulier face à la vie et à la création : une ouverture vers les autres et un profond respect de l’être humain.

Si le cinéma est l’une de ses passions (devenue profession après des études supérieures à Paris), la danse est au coeur de sa vie de tous les jours. Ce sport débuté à 4 ans ne la quittera jamais. C’est donc tout naturellement que ses premiers sujets en photographie et derrière la caméra tournent autour du mouvement.

Un mouvement derrière lequel on découvre toujours l’homme dans son intimité. Parce que “le mouvement extérieur est le reflet du mouvement intérieur de chacun” comme elle aime le souligner. Un intérêt constant pour cette découverte des corps dans leur différence, pour tenter de percer leurs énergies. Parce que “chaque geste est une signification, chaque geste a un sens, il n’est jamais anodin. Même dans la vie de tous les jours, hors danse.”

Celle qui s’est rapidement spécialisée dans le documentaire a fait un travail de montage ou d’assistante sur plusieurs long métrages dont L’œil dans la cave (de Jean Bernard Thomasson sur Sandrine Bonnaire), I Am Congo (un voyage au coeur du pays), Pierre Soulages et Marianne Faithfull (film de Sandrine Bonnaire) en 2016 et 2017 sans jamais oublier la danse, avec, entre autres, un film de William Forsythe, Alignigung, en 2016. Une collaboration remplie de sens qui l’a forcément touchée puisqu’ils semblent faire le même métier : “ assembler des mouvements, des séquences pour générer un sens”

Réalisatrice et monteuse de nombreuses vidéos musicales (pour la maison de disque Believe Digital), elle a développé en parallèle des projets personnels tels que le court métrage Sur les pointes de l'indifférence en 2013, un film qui danse la liberté puis Awake, une réflexion sur la renaissance, en 2015. Charlotte la photographe a également régulièrement exposé ses oeuvres dans la région Centre, à Aix-en-Provence, à l’étranger (Barcelone & Argentine) ou au Palais de Tokyo à Paris en 2015 et elle travaille pour le CNDC d’Angers depuis plusieurs années.

Ce qui intéresse Charlotte Audureau avant tout, c’est donc l’intime et la recherche de compréhension d’une pensée, d’une philosophie de vie. Dans tous les aspects de son travail, elle tente de mettre en lumière des sensations, des états d’âme. Comme sur ses séries photographiques, de Lignes de vie, travail bouleversant sur ce que les mains disent des hommes, Dolor où elle essaie de comprendre ce qu’est une blessure et comment on vit avec, ses paysages d’Argentine, son pays de cœur ou Transe qui traite du lâcher-prise à travers la mobilité des corps.

Et à chaque image de Charlotte, l’on retrouve cette mise en poésie des âmes qui permet de mieux appréhender les étapes de vie, les siennes comme celles de ses “autres” qui la passionnent.


Ecrit par Adeline Lajoinie, rédactrice sensible



©Charlotte Audureau
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